Espace de discussion, de débats et de délire
Non je ne radote pas, il s'agit bien d'un nouveau billet sur cette désormais célèbre fanfiction.
Sauf que cette fois je ne parlerais pas de la qualité (ou non) de cette histoire, mais de traduction.
L'idée m'est venue en lisant le billet de adventure mom sur les recherche faites sur son blog. J'ai donc été intrigué par celle faites sur le mien et j'ai pu voir que beaucoup recherche une version française de Master of the universe (et non pas de Fifty shades of Grey).
Du coup, l'idée m'est venue de faire une traduction de cette fanfiction (trèèès longue). Je ne parle pas de vous recopier la premier tome de Cinquantes nuances de Grey (problème de droit d'auteur et tout le tintouin), mais bien de traduire l'histoire original, en utilisant (autant que possible) les mots de l'auteur (certains passages promettent d'être fun à traduire).
Je tiens à préciser que le texte originel en anglais est disponible très facilement sur le net (et sur mon blog là).
Alors voilà, je démarre avec le chapitre 1 (dans la version original il y a 2 tomes et 116 chapitres en tout) :
Master of the Universe
A Fan Fiction by Snowqueens Icedragon
Disclaimer (parce qu'il ne faut pas les oublier) : Rien ne m'appartient, les personnages sont la propriété de Stephenie Meyer et Summit entertainement, l'histoire est de Snowqueens Icedragon.
Chapitre 1
Je grimace de frustration en me regardant dans le miroir.
Merde mes cheveux, ils ne veulent pas se coiffer correctement, et merde à Rose d'être malade et de me soumettre à cette épreuve. J'ai essayé de m'être de l'ordre dans mes cheveux, mais il ne veulent pas rester en place.
Je dois apprendre à ne pas dormir avec les cheveux mouiller. Je me le répète cinq fois comme une mantra, tout en essayant une fois de plus, avec la brosse.
J'abandonne.
La seule chose que je peux faire est de les attacher, fermement, en un queue de cheval et j'espère avoir l'air assez
présentable.
Rose est ma colocataire et elle a
choisi, d'accord, c'est un peu injuste, parce que le choix n'a rien à voir avec
elle, mais elle a la grippe et par conséquent ne peut pas faire l'interview, qu'elle a organisé avec un magnat
industriel pour le journal étudiant.
Donc, j'ai été
désigné volontaire.
J'ai des examens de fin d'année à réviser, un essai à finir et je suis censé être au travail cet
après-midi, mais non - aujourd'hui précisément - je dois me rendre dans le centre de
Seattle et rencontrer le chef de la direction de l'énigmatique Cullen Enterprise
Holdings, Inc.
Apparemment c'est un magnat exceptionnel qui est un important bienfaiteur de notre Université et son temps est extrêmement précieux - beaucoup plus précieux que le mien - et il a accordé une interview à Rose ... une véritable exclusivité me dit-elle ... Merde à ses activités extra-scolaires.
- "Bella, je suis désolé. Il m'a fallu neuf mois pour obtenir cette entrevue, et il en faudra encore six si l'on doit la
reporter, et nous auront toutes deux obtenu notre diplôme d'ici là. En tant que rédactrice en chef, je ne peux pas louper
cette opportunité ... S'il te plaît."
Rose me supplie dans un grincement, sa voix enrouée semble vraiment la faire souffrir ... Je regarde ses yeux rouges larmoyants, son nez rose vif ...
- "Bien sûr, j'irais Rose. Tu devrais retourner au lit. Tu veux du paracétamol?"
- "Oui s'il te plaît. Voici les questions et mon dictaphone. Il suffit d'appuyer sur enregistrer, ici. Prend des notes, je transcrirais tout ensuite."
- "Je ne sais rien
de lui." Ma voix est inquiète.
- "Les
questions t'aideront à avancer ... aller ... Je ne veux pas que tu sois en retard."
- "Okay ... J'y vais ... J'ai un long
trajet. Retourne au lit, mais s'il te plaît promet moi de manger un peu - je t'ai fait de la soupe pour te réchauffer plus tard."
Je la regarde tendrement .... Il n'y a que pour toi Rose que je ferais cela.
- "Je le ferai.
Bonne chance ... et merci Bella, tu me sauve la vie comme d'habitude."
Je lui souris ironiquement et me dirige vers la porte.
Je ne peux pas croire que j'ai laissé Rose me convaincre de ça. Mais Rose
peut convaincre n'importe qui de faire quoi que ce soit. Elle fera un journaliste exceptionnelle.
Elle est éloquente, forte, convaincante, persuasive ... belle, et elle est ma plus chère, très chère amie.
Les routes sont dégagées alors que je quitte Portland, il est tôt et je n'ai pas à être à Seattle avant 14h cet après-midi. Heureusement qu'elle m'a prêté sa voiture. Je ne suis pas sûr que mon vieux camion serait assez solide pour le voyage. Bon, c'est le moins qu'elle puisse faire - Je fronce les sourcils dans le rétroviseur - mais je dois
dire que sa sportive BMW Z4 est bien plus amusante à conduire que mon camion et les
miles filent alors que mon pied appuie sur l'accélérateur.
Le temps est nuageux, mais au moins il ne pleut
pas alors que j'arrive dans la ville. Le trafic de Seattle est chargé, mais j'ai une heure pour y être et je me sens assez confiante pour être en mesure de
trouver une place de parking ... Merci mon Dieu pour la navigation
par satellite sur le Z4 sinon je serais royalement emmerdée. Ma destination
est le siège social de la multinationale de M. Cullen.
C'est un énorme immeuble de bureaux à trente étages, tout en
verre et d'acier courbé, fantaisie utilitaire d'architecte avec Cullen House écrit discrètement en acier
au-dessus de la porte d'entrée en verre. Il est 13h45 et je ressens un immense soulagement de ne pas être en retard alors que je pénètre dans l'énorme,
franchement intimidant, de verre, d'acier et de grès blanc, foyer au premier étage.
Derrière le bureau en grès massif, une très belle jeune femme blonde me sourit gentiment.
Elle porte la veste charbon la mieux coupé et une chemise la plus blanche que j'ai jamais
vu ... elle a l'air impeccable.
- "Je suis ici pour voir M. Cullen. Isabella Swan pour Rosalie Hale."
- "Excusez-moi un instant Miss Swan."
Elle relève son sourcil légèrement alors que je me tiens en face d'elle. Je commence à souhaiter avoir emprunté l'une des vestes de Rose plutôt que de porter mon caban bleu marine. J'ai fait un effort et porte ma seule et unique jupe. Elle est marron, et je porte des bottes brune au genou et un pull bleu. Pour moi ... ça fait intelligent. Je remet une mèche échappé de mes cheveux derrière mon oreille alors que je prétends qu'elle ne m'intimide pas.
- "Miss Hale est
attendue, Veuillez signer ici Miss Swan. Vous trouverez l'ascenseur au fond à droite, appuyez sur le bouton pour le 30ème étage."
Elle me sourit gentiment,
amusé sans aucun doute. Elle
me remet un laissez-passer de sécurité qui indique VISITEURS très fermement gravé sur le front
... personnellement, je pense qu'il est évident que je suis en visite, je n'ai pas du tout ma place ici ... rien ne change. Je soupir intérieurement ... Je la remercie et me dirige vers les ascenseurs, passé les deux hommes de sécurité qui sont beaucoup plus élégamment vêtu que moi dans leurs costumes noirs bien
coupés.
L'ascenseur m'emmène avec une hâte indécente au trentième étage. Les portes s'ouvrent silencieusement et je suis dans un autre grand
foyer, de nouveau de grès, de verre, d'acier et blanc. En face de moi il y a un autre bureau de grès et une autre jeune femme blonde habillée impeccablement en noir et blanc, qui se lève pour m'accueillir.
- "Miss Swan, pourriez-vous attendre
ici, s'il vous plaît? "
Elle me désigne un espace pour
patienter avec des fauteuil en cuir blanc. Derrière les fauteuil en cuir se trouve une grande salle de réunion avec une baie vitrée, une énorme
table de bois sombre et vingt chaises en bois sombre autour d'elle, au-delà une baie
vitrée avec une vue sur les toits de Seattle, et à travers la ville jusqu'à
l'océan Pacifique. C'est un superbe panorama. Je reste à l'admirer, momentanément distraite avant de m'asseoir.
Je récupère les questions au fond de mon cartable et parcours la liste, maudissant intérieurement Rose
pour ne pas m'avoir fourni une brève biographie. Je ne sais rien à propos de cet homme que je suis sur le point d'interviewer. Il pourrait avoir 90 ans, ou être un trentenaire ... Mes nerfs
commencent à lâcher - je ne suis pas à l'aise avec ce genre de discussions en tête-à-tête. Je suis beaucoup mieux dans un scénario de groupe ... de préférence à ne pas poser de
questions ... assis quelque part dans le fond de la salle.
Eh bien, à en juger par le bâtiment - au décor cliniques et moderne - il est probablement dans la trentaine ... élancé, bronzé, blond, en accord avec le reste du personnel.
Une autre élégante, blonde parfaitement habillé sort d'une grande porte à droite. Qu'est-ce que c'est cette obsession avec les blondes immaculées? C'est comme
Stepford ici ... Je prends une grande inspiration et me redresse.
- "Miss Swan?" me demande la dernière blonde.
- "Oui ..."
- "M. Cullen va vous recevoir dans un instant.
Puis-je prendre votre veste?"
- "Oh Merci." Je lutte
de mon caban.
- "Avez-vous eu
un rafraîchissement?"
- "Euh - non ..." Oh mon Dieu, je vais mettre la blonde Numéro 1 dans le pétrin?
La blonde N°2 fronce les sourcils et regarde la jeune femme à la réception.
- "Voulez-vous
du thé, du café, de l'eau?"
- "Verre
d'eau ça ira très bien, je vous remercie."
- "Jessica, s'il vous plaît
allez chercher un verre d'eau pour Miss Swan." Dit-elle sévèrement à la jeune
femme au bureau. Jessica se lève immédiatement et se
dirige vers une porte de l'autre côté du hall d'entrée.
- "Excusez-moi Mademoiselle Swan, Jessica est notre nouvelle stagiaire. S'il vous plaît
asseyez-vous. M. Cullen en a probablement encore pour cinq minutes."
Jessica
revient avec un grand verre d'eau glacée.
- "Voilà Miss
Swan."
- "Merci."
La Blonde N° Deux va s'asseoir à la table de grès à son poste et elles reprennent toutes
deux leur travail.
Peut-être que M. Cullen insiste pour que toutes
ses employées soit blonde ... est-ce légal? Je me le demande les bras croisés, quand la porte du bureau s'ouvre et en sort un homme noir grand et élégamment
vêtu. Je porte décidément les mauvais vêtements. Il se retourne et dit vers l'intérieur du bureau :
- "Golf, certainement,
Cullen."
Je n'entends pas la réponse. Il se
retourne, me voit et sourit gentiment. Jessica a bondi pour appeler l'ascenseur.
- "Bon
après-midi Mesdames," dit-il alors qu'il se dirige vers les portes coulissantes.
- "M. Cullen va vous recevoir maintenant, Miss Swan. Allez-y", me dit la blonde
N°2.
Je me lève en tremblant, récupère mon cartable, mon eau et me dirige vers la porte
entrouverte.
-
"Inutile de frapper - il suffit de rentrer", elle me sourit, et je pousse la porte et trébuche sur mes propres pieds, comme d'habitude, et tombe la tête la première dans le
bureau.
Voilà pour le premier chapitre, rien de trépidant mais ça donne une idée de l'écriture de l'auteur (oui je sais je fais une fixation sur le côté très ados des mots utilisés).
Il y a beaucoup de répétition et de longueur, mais je ne fais que respecter le texte original (vous pouvez d'ailleurs voir la version original en passant votre souris sur les phrases).
La suite bientôt